Première Assemblée Générale de la FFPABC !

La FFPABC est une aventure nouvelle et permanente pour moi, gérant d’un petit CBC indépendant toulonnais. Imaginez : en Mai 2018, le « Collectif des Indépendants » officieusement représenté par David ZOUTE, comptait deux membres : moi même et Emilie LAPERNA. Aujourd’hui, nous sommes 120 adhérents au sein d’une association juridiquement constituée et présente sur l’ensemble du territoire. Moins de 2 ans se sont écoulés.

Il a d’abord fallu reprendre notre souffle après les 6 mois d’actions auprès des parlementaires, de suivi du PL et de diffusion d’informations auprès du collectif entre Mai et Septembre 2018 avant de créer l’association juridiquement. Trouver des volontaires, les mobiliser, rédiger les statuts etc…Le 14 décembre 2018, l’assemblée générale constitutive voyait naitre la FFPABC avec 14 membres fondateurs. Dans sa gestion courante, je dois remercier en particulier l’implication de Mathieu WILLEMS qui suit avec autant de rigueur que possible la base de données de nos adhérents.

501 jours après, voici ce qui a été fait par l’association, et par très peu de personnes en fait :

Au cours de ces 501 jours, nous avons établi des contacts avec les institutionnels. A la DGEFP et au Ministère du Travail – la ministre Pénicaud est en copie de tous les courriers que nous adressons aux institutions – nous avons rapidement pu prendre contact avec Gabrielle HOPPE, responsable de la mise en place du CPF à la DGEFP. Chez France Compétence, nous nous sommes faits connaître auprès de Stéphane LARDY, mais surtout auprès de Véronique DESSEN TORRES, en charge du CEP. A la Caisse des Dépots, nous sommes en rapport avec Michel YAHIEL. Il faut bien comprendre que, pour ces institutions, nous sommes une goutte d’eau dans l’océan de leurs missions et de la formation professionnelle. Il nous faudra du temps et un CA réellement impliqué pour nous faire gagner en légitimité auprès de ces organisations, faire entendre nos inquiétudes et proposer nos solutions.

Le cas des OPCO est un peu à part : ces organisations nous connaissent surtout pour nos courrier réclamant ou le respect de la législation en termes de prise en charge du CPF – les 15€ de valorisation de l’heure CPF – ou le règlement des factures de nos adhérents. Sur ce point nous pouvons remercier Nathalie ESTRADE dont le travail de recensement et de rédaction a bien facilité les choses. Nous avons, pour 2019, année de transition, mis à disposition des adhérents un outil de référencement des dysfonctionnements observés chez les OPCO, finalement peu utilisé. Néanmoins, ces informations ont été transmises chaque quinzaine à la DGEFP entre Mai et Aout 2019 afin de documenter leurs réunions hebdomadaires avec les OPCO.

Au cours de ces 501 jours, nous avons aussi assuré quelques éléments de communication externe : nous avons créé le site de la FFPABC et l’avons fait référencer sur service-public.fr, rubrique « Bilan de Compétences », nous avons mis à disposition des visiteurs de ce site une carte géographique des adhérents permettant une mise en relation entre l’offre et la demande, créé pour les adhérents et visiteurs un outil d’identification de leur OPCO, mis en avant un rétro-compteur visant à sensibiliser les visiteurs à l’enregistrement de leurs heures de DIF, etc…. Ces travaux ont été assurés par moi même et Muriel GABORY dans un premier temps puis par Lionel BEZAMANIFARI qui restera notre premier stagiaire. En dépit de toute sa bonne volonté et de toute l’énergie qu’il a pu mettre dans le développement du site, force est de constater que nous avons à présent besoin d’un prestataire professionnel : nombreux sont les axes d’amélioration.

Nous avons également animé une news letter externe, s’adressant une fois par semestre aux CBC et conseils RH non adhérent, hors Paris IDF. Nous avons créé et animé la page Linkedin d’informations générales sur la FFPABC qui est aujourd’hui suivie par 250 personnes. Nous avons créé la page FB et le compte twitter de la FFPABC, principalement pour en réserver les espaces et dénominations. Il nous faut passer encore ici un cap et sortir du seul appui sur la bonne volonté de Lydia GRASSET qui la conduit trop régulièrement à sortir en urgence des visuels pour la fédération au détriment de ses activités personnelles et professionnelles.

Au cours de ces 501 jours, nous avons diffusé de l’informations et de la formation vers nos adhérents.

  • Nous avons collecté, commenté et diffusé auprès des adhérents l’ensemble des textes, décrets et arrêtés concernant la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ainsi que le cahier des charges complet du CEP.
  • Nous avons élaboré, rédigé et proposé une Charte Ethique et Déontologique du Bilan de Compétences. Ce document engage les adhérents de la FFPABC dans la réalisation d’une prestation de bilan de compétences centrée sur le client, et devra être officiellement adoptée lors de notre AG. Dans ce travail furent impliquées Lydia GRASSET et Muriel GABORY. Leur expérience et leur compréhension des enjeux du bilan a énormément contribué à rédiger un texte équilibré, compréhensible par l’ensemble des tiers impliqués dans cette prestation.
  • Nous avons proposé à nos adhérents deux webinars, l’un en Mars 2019 lié à la situation du bilan de compétences au regard de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, animé par Sylvain LACAILLE et un second, en Juin 2019, avec pour thème la transformation digitale du bilan de compétences avec Philippe ABOU.
  • Nous avons mis en place une formation dédiée aux évolutions du bilan de compétences avec Sylvain LACAILLE en deux parties, en Avril et Juin 2019. Hélas, la nouvelle session prévue pour la rentrée, les 13 et 27 Septembre et les 7 et 8 octobre à Paris, n’a pas pu se tenir faute de participants, mais également parce que Sylvain LACAILLE a mis un terme à sa carrière à la suite de problème de santé.
  • A cette occasion, nous avons obtenu un N°DA OF afin de permettre à nos adhérents de financer les formations diffusées par la FFPABC via leurs OPCO, le FIF PL ou l’AGEFICE. Ce n°DA OF amène trois obligations avec lui : data-dock pour cette année, le BPF chaque année, Qualiopi jusqu’à la prochaine réforme. Du temps administratif nécessitant, encore une fois, une nouvelle ressource.
  • Nous avons organisé des réunions d’adhérents sur certains territoires, en particulier les Hauts de France et la Réunion. Je salue ici à cette occasion le travail et l’implication de Florence ROUSSEL, Mathieu WILLEMS et Séverine SARRADIN. Il semble que les relais locaux soient appréciés, mais pour les faire vivre, il apparaît nécessaire de dégager du temps pour les animer autant que pour les suivre et en compiler les minutes.
  • Nous avons créé un espace privé d’échange d’informations exclusivement pour les adhérents, sous la forme d’un forum accessible via l’intranet. Ce n’est pas un franc succès…au contraire de la liste de diffusion qui semble mieux correspondre à votre mode de fonctionnement très spontané, quitte parfois à voir des sujets déjà traités revenir ou assister à quelques débordements.
  • Nous avons diffusé une newsletter aux adhérents toutes les six semaines environ jusque septembre 2019, avec des thématiques portant autant sur le cahier des charges du CEP, que sur la question de la nécessite de se former ou la simple mise en avant de l’un de nos adhérents. Cette newsletter était lue et suivie par nos adhérents, elle pourra peut être revenir en complément de la spontanéité des échanges sur la liste de diffusion, mais nécessite du temps et des ressources.
  • Nous avons mis en place certains partenariats fournisseurs pour le bénéfice des adhérents de la FFPABC, notamment avec Philippe ABOU de My Talents pour la digitalisation de l’offre de service. Nous pourrions démultiplier ces partenariats : achat de tests, de prestations de publicité, etc…mais il faut que de tels projets soient portés.

Sur la certification qualité en particulier, nous avons :

  • Créé un groupe de travail avec nos adhérents sur la certification de nos métiers, et notamment la pratique du bilan de compétences, qui a débouché sur la charte précitée.
  • Créé un groupe de travail sur le RNQ Formation / Qualiopi qui a délivré un document prépratoire à la certification Qualiopi courant Mars dernier, groupe synchronisé par Coralie CANO et dont les travaux sont actuellement complétés par le groupe piloté par Anne DE GROOTE
  • Organisé 4 webinaires en décembre et janvier dédiées à nos adhérents avec des organismes certificateurs, ICPF, Pronéo Certification, AFNOR Certification et Global Certification,
  • Négocié un accord spécifique avec l’AFNOR pour les adhérents de la FFPABC. Vous apprendrez que SGS et CertUp se sont également rapprochés pour engager une discussion qui débouchera peut-être sur une autre offre. A ces certificateurs, nous avons demandé un alignement sur le tarif AFNOR et les avons invités à se différencier autrement que par le prix.

Après 18 mois de travail et de projets, nous avons pu constater que tout ne fonctionne que par l’implication de très peu de personnes : 4 à 5 personnes au mieux. Le phénomène limite notre capacité à agir, à professionnaliser notre approche et handicape la qualité de nos communications. Le phénomène limite la portée de l’association et nous expose à la critique de l’amateurisme, du manque de réactivité et allonge sans cesse la liste de ce que nous aurions pu faire. En outre, le phénomène nous a conduit à reporter notre première AG, à laquelle nous souhaitions associer une journée d’échanges…report faute de volontaires pour organiser.

Nous avons ici deux possibilités : s’obstiner dans la voie que nous espérions à la création de l’association, celle de la coopération en bonne intelligence, celle de l’implication de chacun des membres autrement qu’en simple consommateur, commentateur des actions de l’association. L’expérience montre que cela ne fonctionne pas et que ce système n’est pas en capacité de porter l’association là où nous souhaitons la conduire. Je ne suis pas en capacité de porter un tel système.

Placez-vous un instant à l’horizon 2030…Industrialisation, digitalisation, révolution dans les pratiques, nouvelles contrainte et sans doute nouvelles réformes de la FPC…Notre vision pour l’avenir de la profession reste celle de la mutualisation : mutualisation en termes de développement des compétences, en termes de moyens de communication externe, en termes de moyens de lobbying, en termes de marketing, de qualité des prestations, de développement commercial. Je n’ai jamais caché cette ambition pour la FFPABC, celle de faire de notre association un label reconnu des institutions, des particuliers et des entreprises comme un gage de qualité et de professionnalisme.

Dès lors, il s’agit de venir trouver les moyens de cette ambition et à défaut de trouver des volontaires pour supporter un certain nombre de tâches, il nous faut recruter et acheter de la prestation. C’est la seconde possibilité que je souhaite privilégier : elle passe forcément par notre capacité à nous doter d’un budget en appui sur d’autres sources que les cotisations : formation à destination des adhérents et non adhérents, accès à certaines ressources etc…

Outre la poursuite de notre développement qui passe par la conquête active de nouveaux adhérents et la gestion professionnelle de la communication interne et externe, et nécessite un recrutement, nous avons trois grands axes budgétaires :

  1. La professionnalisation de notre site web qui doit être mieux référencé et user friendly à la fois pour les adhérents et les visiteurs. Nous avons 3 à 4 messages par semaine en provenance du site : entreprises à la recherche de leur OPCO, nouveaux adhérents, particuliers en recherche d’un prestataire. L’insatisfaction que nous sommes nombreux à éprouver à l’égard d’iciformation ou d’autres prestataires de référencement de l’offre doit nous conduire mieux faire, par et pour nous même. En outre, nous souhaitons que le site devienne, en interface avec assoconnect, notre logiciel de gestion de l’association, un point de rotation entre communication et gestion de l’association.
  2. La compréhension des limites légales du CEP et des engagements pris par France Compétences en la matière : il nous faut exister dans ce jeu et l’étude juridique des failles du système nous permettra d’y entrer posément. Cela ne signifie en rien que nous souhaitons porter la chose face aux tribunaux ; nous souhaitons comprendre la possibilité que nous avons de le faire et le faire comprendre aux tierces parties.
  3. La mise en place d’un label qualité FFPABC : c’est l’un des éléments qui nous permettra de remporter ensemble des marchés nationaux ou régionaux.

En conclusion, je tiens à remercier chacun d’entre vous de votre confiance et plus particulièrement celles et ceux qui ont supporté mes propres errements, doutes et incertitudes, celles et ceux qui ont pris à bras le corps leurs responsabilités au sein de l’association. J’espère que notre prochaine AG, en décembre de cette année, se fera « IRL », associée à une journée de formation, d’information ou de réflexion sur nos métiers et qu’enfin nous aurons ce moment de rencontre dont je crois que nous l’espérons tous.

Hier, aujourd’hui et demain, toujours à vos cotés !

David ZOUTE – Président FFPABC